And the beat goes on

Posté le mai 20, 2008, en Rap.

Beat AssailantSi vous m’aviez dit alors que je n’étais qu’un ado boutonneux que lorsque je porterais fièrement moustache, je prendrais mon pied à un concert à Perpignan, vous auriez eu en retour et pour seule réponse un râle se cherchant entre l’aigu de ma tendre enfance et cette voix de Barry White qui me caractérise en période post-chouille. C’est pourtant ce qu’il m’est arrivé. Et je le dois à cette salle qui ne manque pas de m’étonner à chacune de mes visites catalanes, j’ai nommé, el Médiator.
L’objet du délit ? Beat Assailant. Un rapper bling-bling mais pas trop. Pas fendard façon De La Soul mais pas l’abruti misogyne non plus. Non, rien de tout ça. Juste un gars qui pose un flow sur une musique à la limite ténue entre le jazz et le funk. Les musiciens ne sont pas des génies. Vous me direz pourquoi en faire une pendule s’il n’a rien trouvé de bon là-dedans. Eh bien, détrompez vous. Ces mecs sont la preuve vivante que de l’assemblage de trucs quelconques peut sortir une petite pépite. Ils m’ont fait bouger comme pas souvent à coup de « I like cash », de « Payback » (pas le Payback de James Brown certes, mais pas mal quand même) et « Better than us ». Les cuivres sont luisants et clinquants. La guitare se veut parfois hargneuse, le turntable est présent juste ce qu’il faut. Et la choriste est… hmmf… bien.
S’il passe près de chez vous, je vous conseille vivement d’aller le voir.
Pour finir, une petite mention spéciale à DJ Netik dont le nom est aussi pourri que ses enchaînements étaient au top et qui a royalement lancé la soirée avant de se prendre une belle biture en backstage. Le rennais m’a fait penser aux Chinese Man dont on entend de plus en plus parler.

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